Grmmll…

Ca fait longtemps que je n’avais pas fait ma petite séance de psychanalyse habituelle sur ce grmmll de blog.
J’ai certes eu plein d’idées de posts tous plus débiles les uns que les autres, mais bon…
Je n’ai pas trop eu le temps… Un peu trop de boulot, un rien de problèmes de transport…

Et oui…
Je n’ai pas fait le message que je voulais absolument faire pendant les grèves. A savoir, remercier les conducteurs de métro qui travaillaient. Permettant ainsi aux gens d’aller travailler… Enfin… Essayer d’aller travailler…
Au bilan, pour moi, ces grèves se sont soldées par :
–    Un énervement maximum au bureau. (4 heures de transport quotidien, des plannings complètement chamboulés et tous les membres de l’équipe de mauvaise humeur)
–    Une paire de pompes détruite… Elles n’avaient que 2 ans… Fait chier…
–    Une paire de pieds détruits… Ben oui… J’ai dû me rabattre sur une vieille paire que je n’aimais pas… Et qui ne m’aime pas non plus…
–    Une nouvelle paire de pompes, moches, achetées en urgence, suite à un pantalon plein de sang et un crétin qui ne pouvait plus marcher…
Franchement, le coup des pompes me fait profondément chier… J’ai un budget pompes et fringues qui est très largement inférieur au budget capotes du Vatican. Je hais faire les magasins…

Sinon…
Ben… Je viens de fêter mes deux ans dans ma boîte.
Je me fendrais peut-être d’un post expliquant ce que je fais la semaine prochaine…
– Nan, geek psychopathe n’est pas la définition officielle de mon boulot… –

Je suis en cure de magnésium et de vitamine C. Le magnésium contre le stress – effet zéro – et la vitamine C pour le punch. – Effet zéro –

Bon…
C’est tout…
Faut quand même que je bosse…

La viande rouge excite…

Comme pour le moment, le site d’Hippopotamus est dans les choux – je me marre en voyant le message d’erreur – je me vois contraint d’exposer ici toute ma haine – oui, je suis très haineux de base – pour cette franchise et plus particulièrement l’établissement à cette enseigne qui se trouve au CNIT à La Défense. J’adresserais ce message au service client de cette entreprise quand je pourrais enfin avoir leurs coordonnées.

Nous avions, deux de mes collègues et moi-même, décidé de trahir la cantine de l’établissement où nous travaillons – enfin, devrais-je dire, nous faisons semblant de travailler – pour un restaurant. Mes confrères ayant une envie de viande rouge – pour ma part, j’avais déjà mordu une bonne dizaine de personnes – nous nous décidâmes donc pour l’un des ces restaurants spécialisés et nous allâmes à l’Hippopotamus.
Grossière erreur devrais-je dire… Si l’accueil fut correct et l’attente avant de se faire placer normale, on ne peut pas dire que le service fut de qualité… Très loin de là. Je n’ai jamais eu, il me semble, plus mauvais serveur. Jeune coq dans le milieu de la vingtaine, cheveux brillants de gel, t-shirt Hippo ouvert au maximum et chaîne en or par-dessus, il allait clairement démontrer que tout compte fait, l’habit fait le moine.
La prise de commande fut correcte, mais lors de celle-ci, une table voisine interpella le serveur, pour une demande quelconque. Quelle ne fut pas notre surprise quand le serveur répondit sur un ton agacé : « Deux minutes. Je n’ai que deux bras et deux jambes. Je peux pas tout faire en même temps. » Déjà, la situation venait de se compliquer. Nous passâmes donc commande, chacun d’un plat principal, et de ma boisson caféinée habituelle du midi.
Cinq minutes plus tard, le jeune coq ramena donc ma boisson, posée sans douceur sur la table, cela peut se comprendre vu qu’il était pressé, et, 30 secondes plus tard, deux verres de vin rouge – du gros qui tâche et qui pu bien – qu’il lâcha à moitié sur la table en en reversant une partie. Et l’animal se sauva. Nous le rappelâmes et lui firent reprendre les deux verres de breuvage que nous n’avions pas commandé, ce qu’il fit en grommelant et en nous demandant si nous étions bien sûrs.
Dix minutes plus tard, nous eûmes enfin nos assiettes de viande, apportées par deux autres serveurs. Nous dégustâmes donc notre repas – en passant, éviter le gratin dauphinois si vous avez faim… La portion est plus que ridicule… – et nous envisageâmes de prendre un dessert.
Ce fut alors le début de la fin. Au bout de 20 minutes, à voir le serveur s’occuper de débarrasser deux assiettes à une seule table, et à passer son temps à discuter avec ses collègues, nous optâmes donc pour demander directement l’addition. Réussissant à coincer l’animal au bout d’un moment, nous demandâmes donc notre compte et préparèrent nos moyens de paiement.  Au bout de 10 minutes, nous interceptèrent une collègue du charmant jeune homme et lui redemandèrent l’addition. Je dois avouer que nous commencions fortement à trouver le temps long et surtout, que cela nous retardait grandement pour retourner nous tourner les pouces devant nos écrans d’ordinateurs. Au bout de 10 minutes supplémentaires, nous eûmes enfin la douloureuse, fîmes rapidement nos calcul pour poser la somme juste. – et pas un centime de plus, le fait de devoir payé 16% pour l’absence de  service nous restant en travers de la gorge – Une fois l’argent sur la table, nous partîmes donc rapidement. – moi, d’un pas léger et délicat, et lentement. Comprendre que sur les 30 mètres qui nous séparait de la sortir, j’en avais déjà dix d’avance sur mes collègues –  J’en profitais au passage pour faire comprendre au tas de serveurs, rassemblés à se tourner les pouces dans un coin, combien je n’étais pas satisfait de la prestation fournie. Je crois avoir dit : »Avec un serveur, la prochaine fois, ce sera mieux… »
Et là, le drame. Il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce qu’il s’est passé. Le jeune coq nous couru après et nous interpella vertement : « Hé. Messieurs, vous avez payé ? »
Je me retournais pour lui répondre d’un ton ferme et énervé : « Vous avez qu’à regarder sur la table ». S’ensuivi une « engueulade » à laquelle participèrent mes deux collègues et moi-même ainsi que le jeune coq, une deuxième serveur au même plumage, une collègue de ceux-ci, un troisième serveur ayant plus comme fonction de retenir ses collègues et ce qu’il semblait être la responsable de ces personnes. Nous nous fîmes traiter de voleurs. Je cite l’un des serveurs : « Vous vous sauvez comme des voleurs » et nous nous fîmes menacés de violences physiques. Le jeune coq ayant décidé qu’apparemment nous avions froissé son ego et qu’il voulait régler ce différent aux poings. Il sorti même du CNIT pour apparemment nous attendre à l’extérieur pour nous « casser la gueule ».
La situation se calma finalement, non sans des échanges des très vives voix et une menace d’appeler la police si la responsable ne récupérait pas son jeune coq belliqueux.

Il va sans dire que c’est la dernière fois que je mets les pieds dans cet établissement, établissement dont mes collègues et moi-même faisons une publicité assez négative auprès de notre entourage.
J’avoue que le comportement du serveur m’a profondément outré… Si servir les gens l’emmerde, qu’il aille exercer une autre profession…

Mais qu’est ce que je suis allé faire aux Utopiales ?

Franchement, c’est la question que je me suis posé.
N’y voyez pas une quelconque remarque désobligeante envers ce festival. – Ca, c’est un peu plus loin – Voyez-y plutôt la question que se pose un asocial profond qui se retrouve pendant quatre jours dans un évènement qui semble avoir attiré plus de 40.000 personnes cette année.

Mais qu’est ce que je suis allé faire là-bas ?
Je n’aime pas les gens. – sauf vous qui vous vous reconnaîtrez, mais pour moi, vous ne rentrez pas dans la catégorie « gens » – Je supporte de moins en moins la foule.
Et ces saletés de mômes qui braillaient dans le train… A l’aller comme au retour…

Que suis-je allé faire à Nantes ?
Trois nuits dans un hôtel Ibis. Normalement pas de problème. Sauf que là, les portes n’étaient isolées phonétiquement. En gros, on entendait parfaitement tout ce qui se passait dans le couloir. Pas pratique pour dormir. Pas pratique du tout…
Bon… Si je dois avouer que le bâtiment dans lequel se situaient les Utopiales était sympathique, l’environnement l’était moins. Nantes est une belle ville. Mais la Cité Internationale des Congrès est moche. Des grands bâtiments de béton, des grandes rues désertes que parcourait un petit vent frais… Ajoutez un ciel bien plombé, ce n’était pas franchement agréable comme coin… Je préfère largement le cadre des Imaginales.

Mais qu’est ce que je suis allé faire dans un festival de SF français ?
Le fandom SF français… Quel beau milieu… C’est quasiment un concours du type « C’est moi qui ait la plus grosse » sauf que c’est « C’est moi qui fait le plus gros coup de pute / la remarque la plus salope dans le dos de l’autre ». Il a des auteurs excellents, des gens très sympathiques et des faux-culs pas possibles…
Un festival de SF français… Qui attire 40.000 personnes… Et qui à certains moments fait preuve du plus grand amateurisme possible… Les cérémonies de remise des prix, tant le prix Velanger, que le Grand Prix de l’Imaginaire 2007, que les prix des Utopiales ont été assez… « ridicules ».
En retard, un présentateur style « Guy Lux », des grossières erreurs dans la présentation vidéo – tout le monde a pu découvrir le vainqueur du prix européen avant même l’ouverture de l’enveloppe –, une sono qui gueulait et qui gueulait, et le pompon, la présentation du vainqueur du prix Art & Fact, dans une présentation type « powerpoint » sans le moindre visuel des couvertures réalisées par l’artiste…

Bref, c’est surtout que je saute sur une occasion supplémentaire de râler, j’ai quand même passé un bon week-end avec des gens que j’apprécie beaucoup. – Et qui ont la gentillesse de supporter le connard que je suis. –
Et puis j’ai pu avoir des gribouillis de Simon R. Green, Peter Hamilton (tous les deux très sympathiques), Pierre Bordage (il fait chier à sortir un nouveau bouquin à chaque fois que je le croise), Antoine Lencou, Karim Berrouka, Yan Marchand et Zariel. Et puis surtout Adriana Lorusso.