Donnez-nous notre SF quotidienne…

Comme je l’avais déjà écrit, je n’aime pas la SF. Tout du moins, je n’aime pas une grande partie de la SF que les "éditeurs spécialisés" essayent de nous vendre en France. Les sorties chez Lunes d’Encre, Ailleurs et Demain, Pocket, Livre de Poche, Folio SF et autres du même genre me laissent de glace. L’Atalante s’en tire bien avec David Weber – que je lis malheureusementen VO maintenant –, Jack Campbell, John Scalzi et peut être Vincent Gessler. – Faut que je passe acheter ce dernier – Bragelonne / Milady s’en sortent à peine avec les Richard Morgan, les Peter Hamilton, les Adrianna Lorusso. Et peut être le premier Jeff Somers qui arrive. Il y a bien aussi les David Gunn, qui sont un type de SF que j’aime. Mais l’auteur ayant un style qui déconne complètement, je n’en ouvrirais plus un. Et si on parle petits éditeurs, il n’y a que Griffe d’Encre qui, aujourd’hui, propose des livres qui me plaisent.

Bref, je n’aime pas le courant Hard Science qui semble être de mise quand on parle de SF dans le petit monde du fandom français. Je n’aime pas quand les "grands éditeurs" du genre, historiques ou non, chient sur des auteurs comme Asimov (Grand Maître de la SF) ou Lois McMaster Bujold (4 prix Hugo pour le cycle de Miles Vorkosigan. LEs mêmes éditeurs qui ne comprennent plus pourquoi la SF ne vend plus en France aujoud’hui. Certes, avec l’essor de la Fantasy et de l’Urban Fantasy, le marché s’est réduit. Mais il y a toujours des gens à la recherche de SF aujourd’hui. De la SF d’anticipation. De la SF facile à lire, de la littérature de détente. Pas des trucs infâmes où il faut un doctorat en physique quantique et une maîtrise de psychologie d’esprits humains transférés dans es AIs pour essayer d’y comprendre quoi que ce soit. Pas des trucs qui font sans cesse référence à la Singularité… Dans les Terminator par exemple, l’ascension de Skynet peut être perçu comme une Singularité. Pourtant il n’est nul part fait référence à cette théorie. Pourquoi ? Ben parce que c’est chiant, ça plombe l’histoire, les gens n’ont pas forcément le background pour comprendre ou envie de chercher ce que c’est.

Proposez des trucs compliqués aux gens, ils n’acheteront pas. Et ne me ditent pas qu’il n’y a plus que ça comme SF dans le monde anglophone. Aujourd’hui, je trouve principalement ma SF sur ce marché. Avec des auteurs dont on ne parle pas en France. Du genre Steven L. Kent, Graham Sharp Paul, Laura E. Reeve, Ian Douglas. Des auteurs qui ne publient pas forcément des best-sellers, mais des livres qui se lisent bien, avec des personnages plus ou moins attachants, mais des vrais personnages, pas des espèces de trucs batârds mi-téléchargement de mémoire humaine, mi-IA. Des livres qui ne se lâchent pas, comme les trois premiers tomes de Helfort’s War de Graham Sharp Paul. Des livres dont je précommande les suites quelques mois en avance, comme le tome 4 de Helfort’s War, le tome 6 de la série de Steven L. Kent, avec comme personnage principal un clone, comme le tome 8 de Kris Longknife de Mike Shepherd, même si le tome 7 m’avait un peu déçu, j’ai envie de continuer la série. Des livres que je teste au hasard comme Grimspace de Ann Aguirre. Et tout ça, au format mass-paperback.

Bordel, il est clair que si on ne propose que des pavés de 1000 pages, incompréhensibles pour le commun des mortels, à 2X€, c’est sûr que la SF ne vendra pas en France… Des livres en format poche avec des histoires simples, ça devrait vendre mieux… – Et là, encore une fois, je déplore la disparition de la collection Anticipation du Fleuve Noir… – Ou alors en eBook…
Bordel, sur les dix derniers livres que j’ai lu, la moitié sont de cette SF que l’on ne voit pas en France…

Non mais donnez-nous de la SF !