La 3D, c’est de la merde

Tout du moins la 3D que l’on nous vend de plus en plus au cinéma, à tord et à travers.
Remise au goût du jour à cause d’Avatar, la soit-disant révolution cinématographique de James Cameron, la 3D au cinéma a fait son grand retour durant la dernière année. Alors que les tentatives avortées des années 80/90 étaient retombées dans l’oublie, alors que les lunettes bicolores avaient enfin disparu de la circulation, on nous pourrit de nouveau les films avec cette "technologie" à la con.

J’ai vu dernièrement deux films en 3D. Contraint et forcé. Car, si il y a encore quelques mois, on pouvait facilement trouver dans son cinéma préféré une diffusion en 3D et un autre normale pour le même film, ce n’est maintenant plus le cas.
Certes, les deux films visionnés n’étaient pas des chef-d’oeuvres. – Le Dernier Maître de l’Air et Resident Evil Afterlife – Mais ils m’ont permis de me faire une idée de l’utilisation de la 3D au cinéma, ses différentes implémentations et les résultats. Et surtout, la souffrance du spectateur.

Déjà, les différents types de 3D. Deux types sont à retenir : les films tournés spécifiquement avec la 3D en tête et les films qui surfent sur l’effet de mode et sur lesquels on a rajouté une couche 3D.
Dans les premiers cas, on a, par exemple, Avatar ou Resident Evil Afterlife, tournées tous les deux avec la même technologie. Sur le premier film, je ne dirais rien, car je l’ai vu uniquement en 2D et que je ne vois pas l’intérêt de le revoir en 3D. Sur le second film, la 3D sert surtout d’argument commercial, pour masquer l’habituel désert scénaristique, les incohérences et le jeu médiocre des acteurs caractéristiques de cette série. Mais il est vrai qu’une fois ou deux, la 3D apportait un tout petit plus sur des éléments de décors. Mais rien d’exceptionnel.
Dans le second cas, les films qui n’ont pas été prévus initialement pour la 3D et qui ont eu droit à un petit lifting pour faire "in". Tels que Le Choc des Titans et Le Dernier Maître de l’Air. Et là, je dois bien avoué qu’il n’y a aucun intérêt à la 3D dans ces films. Rien n’est prévu pour, les rares fois où il y a de la 3D, elle ne sert à rien, ne ressemble à rien et est mal faite. Dans Le Dernier Maitre de l’Air, ce sont les sous-titres qui me paraissaient le plus être en 3D.

Dans tous les cas, la 3D est, pour moi, une véritable souffrance. Déjà, c’est un prétexte à une augmentation abusive du prix du billet de cinéma. 2€ sur le ticket plus 1€ pour la location de la paire de lunettes. Paire de lunettes qui est un truc immonde, lourd, sale – passé de clients en clients, avec de verres de plus en plus dégueulasses et jamais nettoyés – et, qui, dans mon cas, m’explose le nez… Et jedirai même plus : pour les gens qui comme moi portent des lunettes naturellement – Et oui, je suis une taupe – Non, pas comme René… Oui, j’ai du bide, mais non, je ne chante pas de la merde et je ne suis pas mignon. – et de ce fait, je dois porter des lunettes. Et qu’on ne me parle pas de lentilles. – Jamais je ne me mettrais les doigts dans les yeux et encore moins des espèces de trucs en plastique… – Et donc, je dois porter les saloperies dédiées à la 3D au dessus de mes lunettes normales. Ce qui est très loin d’être confortable…
De même, les techniques utilisées pour réaliser la 3D dans les films me gênent énormément, à grands renforts de flous et de focus forcés sur des éléments qui ne sont pas ceux sur lesquels mes yeux se concentreraient habituellement. D’où problèmes de vision – et ça aide pas pour voir la 3D – et maux de tête.

Seul avantage de la 3D au cinéma actuellement : le passage – et il était plus que temps, on est au XXIème siècle que Diable – au numérique dans les salles de cinéma. Avec une qualité supérieure à la pellicule.

Pffffff

Là, franchement, je ne hais pas l’Humanité. Je me hais…

Je mets enfin un point final à ma relation désormais conflictuelle avec ma SSII, pour en intégrer une où je ne suis pas un simple matricule et un % de marge. Je sors d’un client chez qui, il faut bien l’avouer, la journée de travail se résumait à ne rien faire. Et je dois intégrer, normalement, un client qui a plein de boulot, qui n’est pas un affreux pollueur – même si le boulot chez lui était sympa – ou une banque, et avec pleins de technos sur lesquelles travailler.

J’ai de quoi être motivé, limite heureux…

Et pourtant, là, je note une grosse tendance depuis deux semaines – le retour des vacances – au renfermement, au larvage – aka rien faire si ce n’est de la graisse – et… à l’autodestruction ?

Je suis le roi des cons…
Je suis une grosse larve…

 

Bon…
Motivation, motivation…
Et des grandes baffes dans la gueule pour se sortir la tête du cul…