Farlander, mais très très très loin…

Je suis en train de finir Farlander de Col Buchanan.
Ce livre avait fait un petit buzz lors de sa sortie et s’était attiré quelques bonnes critiques. Et pour des raisons XYZ, j’ai eu la possibilité de le lire dernièrement, sans que cela me coûte autre chose qu’un peu de temps.

Et je dois dire que… Heureusement qu’il ne m’a rien coûté.
L’Histoire vite fait :
Le Coeur du Monde est un territoire en guerre. Depuis l’avènement de l’Empire de Mann et de la religion sanglante qui lui sert de support il y a une cinquantaine d’années, tous les territoires se font conquérir les uns après les autres. Depuis dix ans, la ville de Bar-Khos résiste du fait de configuration unique : une île reliée à la terre par un isthme étroit que bloquent des murs impressionnants. Dans cette ville assiégée vit le jeune Nico. Enfin vit… Il est plutôt mal en point car les provisions commencent à manquer et nombres de gens ne peuvent plus se nourrir. Nico se fait alors embarquer dans une tentative de cambriolage qui finira mal et il se retrouvera alors contraint de choisir en subir le courroux – coucou – de la Justice ou de devenir l’apprenti de Ash, vieux Rōshun sur le déclin. Les Rōshuns sont des assassins qui ne tuent que pour venger leurs clients. Et bien évidement, l’une de ces vengeances va devoir s’exercer à l’encontre d’un des personnages les plus puissants de l’Empire de Mann. – power –

Comme vous le voyez, c’est très loin de respirer l’originalité. Les personnages sont classiques, mais sans âmes. L’Empire et sa religion quasiment caricaturaux. Les Rōshuns des purs clichés.

Col Buchanan essaye de se démarquer du reste du troupeau d’auteurs écrivant à peu près sur le même thème avec un univers qu’il souhaiterait sans doute original. Mais au final, qui se révèle complètement bancal. On a ici le plus parfait exemple de ce que donne l’introduction complètement ratée de la poudre à canon dans un univers de fantasy. On a aussi le droit à des dirigeables, sans doute là juste pour que l’auteur puisse nous pondre une scène de bataille aérienne, qui n’est au final qu’une transposition ratée d’une bataille navale.
Je n’ose évoquer la capitale de l’Empire de Mann, Q’os – on dirait du Klingon… – avec ses beffrois en béton – si si, en béton… – sa pollution industrielle – heu… mais ils produisent quoi pour avoir une telle pollution ??? – et son casino en face du grand temple siège du pouvoir. – j’en ai pleuré tellement c’est ridicule… – 

Personnellement, je n’aurais eu à lire ce livre jusqu’au bout, je l’aurais abandonné lamentablement en chemin. C’est l’un de ces livres qui, une fois par an environ, me paraissent tellement mauvais que je ne les finis pas.

J’ai pu lire ici ou là que l’on comparait Col Buchanan à Scott Lynch ou David Gemmell. Grossière erreur. Ces deux auteurs ont un vrai talent, savent contruire des mondes originaux et cohérents, savent construire et mener une intrigue, savent raconter une histoire. Col Buchanan ne sait rien faire de cela. Certes, c’est un premier livre, mais l’on est trèèèèèèèèèèèès loin, pour moi, du niveau requis ne serait -ce que pour avoir un livre « moyen ».

Si jamais vous voulez lire cette purge, sachez qu’il est aujourd’hui en promotion sur Amazon.co.uk, avec un rabais de 46%.
Ou alors, vous attendez la version française, qui devrait sortir en 2011, et qui, à mon sens, sera LE bide Fantasy de 2011.

 

Farlander de Col Buchanan
 384 pages
Tor
Malheureusement bientôt en France.

 

 

Etudiants ingénieurs : ne soyez pas des gros blaireaux

Je suis tombé – Aïe – ce matin sur un article sur le site Eco89, la branche "économie" de Rue89. L’article en question "Etudiants ingénieurs, gare à la « presta », face cachée du métier" m’a accroché avec son titre, puis franchement fait rigoler – je suis poli là – à sa lecture.

Nous avons ici un jeune ingénieur qui décrit les affres de la prestation. Personnellement, étant prestataire depuis mon retour de chez les caribous, j’ai un peu d’expérience sur le sujet. Et ma haine ordinaire des boîtes de prestas. Mais cet article est tellement mal fait que je me dois d’en faire un commentaire long et méchant.

Premier paragraphe :
"J’ai passé trois ans en école d’ingénieur sans trop me préoccuper de « l’après » : comme de nombreux élèves, je pensais bénéficier d’un avenir facile rien que par l’obtention d’un diplôme. En sortant, au début de l’été 2008, la crise m’a frappé de plein fouet. Après neuf moisde recherche, je me suis résigné à un poste en « boîte de presta »."
Premier commentaire : espèce de gros débile. – Je n’ai pas d’autre mot à la bouche. – Cela fait des années que rien n’est garanti par l’obtention du diplôme. Déjà, en 2002, quand j’ai eu le mien, rien n’était sûr. A mon retour du Canada, en 2005, le marché n’était pas favorable. Donc, ton avenir, tu aurais franchement dû t’en préoccuper avant.
Ensuite, tu sors sans doute diplômé d’une école assez bas de gamme. Aujourd’hui, dans les bonnes écoles, on demande aux futurs diplômés de faire des stages de fin d’études pour valider leurs acquis. Et aussi pour qu’ils puissent avoir déjà des contacts en entreprises pour avoir des places en fin de stage si ils ont montrés leurs aptitudes. Je dirais que c’est ainsi que 80% de mes camarades ingénieurs ont eu leur premier boulot. C’est comme ça que j’ai pu aller taquiner du grizzli…

Deuxième paragraphe :
"Avec la crise, de nombreuses entreprises ont limité ou gelé les embauches. Les projets en cours doivent cependant être menés à bien, et lorsque la charge de travail se fait trop importante, les entreprises font appel à des sous-traitants : les sociétés d’ingénierie « prestataires de service », ou « boîtes de presta »."
Nein, nein, nein und nein ! – Amateurs des parodies de La Chute, vous savez quel petit personnage moustachu prononce ces mots et sur quel ton. – Totale méconnaissance du sujet. – Bravo, là, pour le coup, tu es le parfait exemple du mauvais consultant – La crise n’est en rien le facteur déclenchant le recours à la prestation dans les entreprises. Les arguments existent depuis des années, toujours les mêmes, jamais bons… Flexibilité, experts sur des sujets, colonne différente dans un budget, économies, … Et la crise n’a pas eu des effets bénéfiques sur le monde de la prestation. Les budgets affectés aux projets ont été diminués, les prix des prestas baissés, des projets ont été mis au placard, les sociétés de prestas ont, elles aussi, gelé les embauches.

On a ensuite une description brève de trois catégories de personnel travaillant dans une société de services :
"Des consultants : des ingénieurs frais émoulus effectuant des missions de quelques mois, la plupart du temps chez et sous les ordres du client. Lorsqu’une mission s’achève et en attendant la suivante, ils se retrouvent en « intercontrat », période pendant laquelle ils végètent au siège social de la « boîte de presta »."
Des consultants… Je sais pas pourquoi, mais j’ai toujours trouvé que ça sonnait un peu comme cons insultants. – Faites pas chier, en théorie, d’après la définition du mickey, j’en suis un… – Déjà, un consultant n’est pas obligatoirement un ingénieur. Des mecs très bien et très compétents avec des licences, des BTS, etc.. peuvent être "consultants".
Normalement en plus, le terme générique le plus employé est "prestataire". Ou, en interne : bout de viande.
Les miisions peuvent durer plusieurs années.
Entre deux missions, si effectivement tu ne tombes pas sur des gens compétent, tu auras effectivement de l’intercontrat. Et là, ça dépend totalement des sociétés. Tu peux très bien effectivement te retrouver à traîner comme une âme en peine au siège social – ou autre lieu glauque –, mais tu peux aussi faire ton intercontrat chez toi. Tu oublies aussi de dire que, dans les sociétés les moins intéressantes, l’intercontrat peut se transformer en congés forcés.

"Des commerciaux : ils cherchent des missions pour les consultants, et ils écument les « cévéthèques » en ligne (Apec, Monster…) pour faire passer des entretiens en masse à de jeunes diplômés, l’unique but étant de faire grossir leurs bases de données. Lorsqu’une affaire juteuse avec un client se présente, ils traquent les jeunes qu’ils ont pu ainsi « profiler » pour les recruter."
Les commerciaux…Yurk… En société de service, ce sont bien souvent effectivement des êtres nuisibles. Une recherche de mission sommaire qui se limite souvent à essayer de te proposer sur une mission qui ne correspond que de loin à ce que tu sais faire, en te préparant plus ou moins sommairement aux entretiens avec le client – quand il y a préparation – et, en cas d’échec, te fait porterla responsabilité de cet échec.
Dans certaines sociétés, les commerciaux font aussi de la prospection pour dénicher de nouveaux "collaborateurs".Mais plus souvent, ce rôle est celui des DRH. – Direction des Ressources Humaines, mais totalement inhumaines – Qui gardent ton CV en base pendant des années – alors qu’apparement, au bout de deux ans, ce CV doit être effacé. – et qui ne te répondent jamais si tu foires un entretien d’embauche chez eux.
A noter que le commercial gérera souvent ta carrière. C’est à dire : ne rien faire si ce n’est essayer de faire la plus grosse marge possible sur ton dos. – Tu peux te toucher pour les formations, les évolutions de carrières et autres. – 

"Des directeurs : ils s’occupent de l’équilibre financier de la boîte et des sibyllines négociations salariales destinées à tromper les jeunes diplômés, par des calculs volontairement complexes, jonglant avec brut, net, frais, primes, cotisations, imposition et fausses promesses."
C’est vrai que les méthodes de calcul du salaire sont assez exotiques dans bien des cas. Et que vous ne toucherez jamais le montant annuel net qui est généralement promis.

"Je me suis donc retrouvé prestataire, en mission loin de chez moi, avec un double loyer à payer et une vie de couple amputée, et sans visibilitéà court terme. J’étais payé 80 euros net par jour, les trois quarts de ce que j’aurais reçu si j’avais été embauché directement chez le client.Mais ma boîte m’avait « vendu » au client 400 euros par jour."
Là, effectivement, pas glop. Pour la mission loin de chez toi et pour la vie de couple. La visibilité à court terme ? Ben tu es justement censée l’avoir. Une mission de quelques mois. Ce sont les visions à moyen et long termes que tu n’as pas…
Enfin vendu 400€, c’est encore raisonnable. – Je ne dis pas que c’est normal – Le mieux que j’ai vu dans mon cas, pour le moment, c’est quand une boîte a vendu deux heures de mon temps de travail 850€. Et que j’ai touché 10€. – Je me suis barré, hein, faut pas déconner… – Alors qu’en plus, dans le contrat qui liait ma société de service à mon client, ce travail n’aurait pas du être facturé…

"Les contrats passés avec ces sociétés sont des CDI, mais leur fonctionnement général demeure semblable à celui d’une boîte d’intérim."
So true…

L’ingénieur « presta » est : 
"faiblement rémunéré : une partie de ce salaire est d’ailleurs payée sous forme de remboursement de frais, ce qui diminue d’autant les cotisations sociales du consultant et les charges de la « boîte de presta » ;"
Non. Pas faiblement… Quand on voit que 12 à 15% de la population vivent avec moins de 900€ par mois et que cela signifie qu’ils vivent sous le seuil de la pauvreté, alors, non, on ne peut pas dire que les prestaires sont faiblement rémunérés. Mal rémunérés en fonction de leur charge de travail, ok. Mais pas faiblement. – Et c’est une sorte de cercle vicieux. C’ets mal payé donc ça fout rien. Et parce que ça fout rien, c’est mal payé. – 

"précaire : son contrat est assorti d’une période d’essai de quatre mois renouvelable, et systématiquement renouvelée, permettant à la « boîte de presta » de se séparer facilement des prestasdont la première mission n’excède pas huit mois ;" 
Ce n’est pas trop de la précarité. Car tu as des droits durant ces périodes d’essai. – Et moi, je n’ai jamais été renouvellé pour le moment. Ca dépend de la boîte, des compétences et du travail effectué. Et qu’on ne me dise pas que c’est à cause de mon charisme foudroyant – Mettez les doigts dans cette prise –, de ma diplomacie – J’ai pas le droit de traiter le directeur d’incompétent ? – et de mon élocution prodigieuse…
Et perso, je me sens moins précaire aujourd’hui que pendant les trois ans passés au Canada où, là, je n’avais juste qu’une Two weeks notice en cas de licenciement, et sans les procédures et les contraintes françaises.

"considéré comme un « étranger » chez le client, où il ne peut accéder à aucune responsabilité ;"
Ca dépend totalement – pouf pouf private joke pour moi – du client.

"soumis à une clause de non-concurrence : si le client souhaite embaucher le consultant, la « boîte de presta » peut l’en empêcher ;"
Les clauses de non-concurrence sont très faciles à casser, l’arrangement à l’amiable est toujours possible, suffit de ne pas tomber sur des cons.

"soumis à une clause de mobilité : les « boîte de presta » imposent une clause de mobilité sur toute la France, et lorsqu’elles désirent « alléger leurs charges fixes », elles proposent aux « prestas » des missions éloignées, le refus d’une telle mission entraînant un licenciement sans indemnités ;"
La fameuse clause de mobilité… – Je ne sais même pas si il y en a une sur mon dernier contrat, tiens… – L’allégement des charges me paraît un arguement bien faible pour justifier de la proposition de ce type de missions. Personnellement, j’ai déjà refusé des missions pour le motif qu’elles étaient trop éloignées. Ca ne m’a pas posé de difficultés. Et pourtant, j’ai bossé pour des bouchers…

"privé de soutien syndical,par l’absence de contacts entre des prestataires se trouvant tous chez des clients différents : en période de vaches maigres, cela permet de pousser à la démission certains consultants par le bluff, l’intimidation ou la menace, sans être inquiété."
Alors, là, c’est totalement faux. Les syndicats sont bien présents en société de service, et il suffit de se renseigner un peu pour savoir quels sont les représentants. Les sociétés de service sont tenus aux mêmes lois que les autres sociétés sur ce point. – Et sur les autres, hein… –
Le syndicat, et y faire appel, n’est juste pas dans la culture du prestataire / consultant / cadre.

On a le droit ensuite à quelques avantages, selon les dires des commerciaux indique le rédacteur de l’article, des sociétés de prestas. Sans doute pour faire comprendre aux jeunes élèves ingénieurs crédules et innoncents les pièges que leur tendent ces immondes individus… – Un bon commercial est un commercial mort. Car un bon commercial est un individu qui ne se préoccupe que de sa marge. Un commercial qui est utile et avec qui un prestataire apprécie de travailler est un muavais commercial puisqu’il se préoccupequand même du facteur humain. –

"expérience variée, par des missions nombreuses et pluridisciplinaires permettant de diversifier ses connaissances ;"
Ca dépend… Personnellement, mon expérience variée, je l’ai acquise surtout grâce à ma curiosité, ma soif de nouvelles technologies et mon ouverture d’esprit. Pas grâce aux missions que l’on m’a trouvé. Si je m’en étais tenu à l’intitulé exacte de mes missions, je n’aurais pas acquis des connaissances diverses.

"une montée rapide en compétence par un choix de mission en adéquation avec le profil et les envies ; "
Déjà, les missions sont souvent à lalimite de l’adéquation avec le profil du consultant. Ensuite, les missions ne correspondent pas toujours aux envies du consultant. Et enfin, la montée rapide de compétence… Epée à double tranchant. Premier tranchant : vous êtes obligé de monter rapidement en compétence sur des technologies que vous ne maîtrisez pas à cause de l’inéquation de votre profil par rapport à la mission. Ensuite, ce n’est pas votre société de services qui se défoncera pour quevous montiez en compétence. Elle ne le fera que contrainte et forcée. Pour répondre à une exigence du client ou parce que vous l’aurez harcelée pendant des mois et qu’elle y voit l’occassion de vous facturer plus cher. Ou de vous mettre ailleurs que sur la mission où vous êtes efficace et bien intégré, et où il ne vous manque qu’une petite formation pour être au top.

"une entreprise à taille humaine, où chacun est considéré comme un collaborateur, et non comme un simple numéro ; "
Hahahahaha… Si on vous dit ça, fuyez. Loin.
Pour savoir si vous allez être un simple bout de viande ou pas, il faudra observer le non-dit. L’attitude de vos recruteurs, de ceux qui vous font signer votre contrat.

"un salaire initial faible mais la promesse d’une forte marge de progression après quelques années de puissante montée en compétences, et de changement régulier de « boîte »."
Changer régulièrement de société n’est pas intéressant. Mais effectivement nécessaire pour avoir une augmentation raisonnable. La montée en compétence n’apportera rien si vous restez en interne. Franchement, il faut partir sur une base de salaire forte, pas faible. Parce que les augmentations, en société de service, il ne connaisse pas trop.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, et je suis toujours ingénieur junior dans une « boîte de presta » comme il y en a des milliers. Il serait injuste de faire porter l’entière responsabilité de la situation aux « boîtes de presta » : c’est avant tout la naïveté des jeunes ingénieurs maternés enécole qui permet de maintenir à flot cette dynamique d’écornifleur. 
En même temps, à 25 ans, tu vas pas être chef de projet sur un truc à plusieurs millions d’euros. Et il ne faut pas mettre ta naïveté sur le compte de ton école d’ingénieur. Dans la mienne, on avait un stage par an. On a été conforté au monde du travail dès le début.
Si tu ne passes pas tes années d’études vautré dans les teufs, l’alcool, les drogues et le stupre, si tu t’intéresses un peu au monde, si tu utilises tes deux neurones, tu ne te retrouves pas dans ce genre de situation.

Ces étudiants devraient s’informer sur les pratiques en cours et assurerleurs arrières face à des commerciaux et directeurs de « boîtes de presta » rompus à toutes les fourberies salariales et morales.
Ces étudiants doivent surtout se faire à l’idée que la boîte à papa, dans laquelle on restera toute sa vie, c’est terminé. Que dans certaines professions, les postes "en fixe" sont de plus en plus rares. Que de plus en plus, on fait appel à la sous-traitance et à la prestation.
Et qu’on va pas tout leur pré-mâcher dans la vie.

Et surtout, surtout, que ce ne sont pas des chiens. Que si un commercial ou un directeur vous emmerde, et bien il faut lui rentrer dans le lard. Il n’y a pas de raison pour que vous vous laissiez faire. "Ouais mais il risque de me virer et puis y a du chômage…"
Oui, y a du chômage, oui il risque de vous virer. Mais c’est aussi une grande partie de bluff. Vous n’êtes pas des moutons. Si un commercial vous traite comme une merde, rendez-lui la pareille.

Tiens, c’est Novembre…

Le mois de Novembre est de retour. Et le coups de grisou qui va avec…

Je n’aime pas le mois de Novembre. Je hais même le mois de Novembre.
Déjà, c’est un mois qui commence mal.
Le passage du 31 Octobre au 1er Novembre est normalement le moment où l’on fête Halloween. Pour moi, cette fête ne représente rien. C’est juste un truc commercial importé des Etats-Unis. Je n’ai rien contre les gens qui fête Halloween, qui se déguisent. Mais ne me demandez pas de participer. Etant un asocial coincé et grognon, m’amuser risquerait de me constiper. – Et puis, franchement, j’ai même pas besoin de me déguiser pour faire peur, vu ma tronche…-
Ensuite, le 1er Novembre en lui-même. Certes, ce jour est férié. Mais, ce jour là, la plupart des personnes – d’un certain âge – en profite pour faire ce qu’elles devraient fair normalement le 2 Novembre : honorer leurs morts. Je dois avouer que lors que j’étais gamin, passer le 1er Novembre à faire la tournée des cimetierres avec mes grand-parents chez qui je passais mes vacances n’était pas ce que je préférais… Aller fleurir la tombe d’un arrière-cousin par alliance, franchement… – Tiens, en passant, lors de mon trépas, je demande la crémation. Et peu importe l’endroit où seront dispersées mes cendres. Mais pas aux chiottes quand même… Sauf si ce sont des toilettes au Japon. –

Donc, le mois de Novembre commence dans une ambiance assez peu joyeuse.
Renforcée cette année par le passage à l’heure d’hiver. – En même temps, tous les ans, ça doit être à la même période… – Si effectivement, "on dort une heure de plus", on va aussi se coucher une heure plus tard. Et surtout, surtout, désormais, il fait nuit tôt. Très tôt. Avec le temps de merde qu’on a depuis le début du mois,il fait nuit à 17h30… Et j’ai du mal… J’ai du mal à rester motiver – déjà que je ne le suis pas en ce moment – au boulot. C’est un peu contre-nature de bosser alors qu’il fait nuit… Enfin… Faut surtout que je m’y habitue… Bientôt, les jours seront suffisament courts pour que j’aille au boulot et que j’en revienne sans voir le soleil. Fini les matins où je me traîne dans la lumière blafarde de l’aube – Mytho… T’as vu l’heure à laquelle tu vas bosser ? L’aube est passée depuis longtemps… – en me décrochant la machoire…

Novembre, c’est aussi le mois qui précède Décembre. Novembre, c’est le mois qui précède celui qui signifie la fin de l’année. Le mois où je me dis qu’il faut que je me bouge pour faire ce que je voulais faire cette année. Et où j’arrive à me démotiver puissance 10. – Je suis très fort pour ça. –

Novembre, c’est le mois où l’on rentre réellement dans l’hiver, avec le froid et la pluie… Et où les feuilles mortes se ramassent vraiment à la pelle.

Novembre, c’est aussi le mois durant lequel le Général est mort… Et cela fera pile-poil quarante ans cette année. Quel rapport avec mon humeur ? Aucun. Mais c’est juste que… Vivement Avril qu’on puisse rigoler avec Tchernobyl…

"Froid de Novembre, cache ton membre" disait l’admirable Pierre Desproges…
Fort heureusement, je ne l’avais pas sorti…
Novembre, c’est le début de la période où vous ne souhaitez pas sortir de sous la couette, mais que rien ne vient réchauffer…

 

 

Tiens, faut que je pense à changer le mois des trois calendriers qui trainent dans l’appart…

Séries à la con que je suis v3 (nouvelle saison 2010)

Les nouvelles saisons des séries sont arrivées. Les nouvelles séries aussi. Et les anciennes que je découvre plus ou moins par hasard.
Donc voici un peu la liste des séries que je me mate, un mug de thé à la main, des Pims frambroise à portée et un chat sur les genoux.

The Big Bang Theory

Quatrième saison. Un vrai bonheur de retrouver Leonard, Sheldon, Penny, Raj et Howard. Mais bizarrement, cette nouvelle saison est un poil en dessous des précédentes. Sans doute à cause d’un déséquilibre. Cette série se centre trop désormais sur Sheldon – Jim Parsons est extraordinaire certes et son Emmy largement mérité – et plus assez sur les autres. On ne voit quasiment plus Penny. Raj et Howard n’évoluent pas. Leonard est à peine un sous-fifre.
Certes, je ris encore aux éclats devant cette série. Mais… Il y a quelque chose qui ne fonctionne plus.

How I Met your Mother

Sixième saison. Et franchement, on aimerait bien que ça progresse. Que Ted rencontre enfin sa future femme. Evidemment, Neil Patrick Harris – qui a du perdre des os durant les vacances tellement il est maigre – porte la série sur ses épaules tellement il est légendaire.
Mais franchement, il faudrait que ça progresse…

Fringe

Troisième saison qui part enfin sur de bonnes bases. Le démarrage de la première saison était lent, celui de la deuxième agonisant. Ici, ça démarre sur les chapeaux de roues, en pleine continuité des évènements de la fin de la deuxième saison. De même, la construction même de cette saison est intéressante car les épisodes impairs se passant dans la dimension alternative et ceux pairs dans la dimension d’origine de la série.
Une des meilleures séries de SF de ces dernières années.

Modern Family

Deuxième saison du quotidien de cette famille moderne. Avec des personnages toujours aussi extraordinaires.

Eureka

La quatrième saison est une vraie déception pour moi. Elle part sur un évènement qui va à l’opposé total de ce qui était dit dans les saisons précédentes. De plus, l’addition de James Callis – Gaius Baltar dans Battlestar Galactica – n’apporte rien.  Même type de jeu, même type de rôle, vraiment, on assiste là au recyclage d’un acteur de Battlestar dans une série Syfy… La série est en pause pour le moment, mais il est fort à parier que pour moi, cette quatrième saison sera la dernière.

Doctor Who

Cinquième saison après un an uniquement composé d’épisodes spéciaux.
Nouveau docteur, nouveau compagnon, nouveau Tardis, nouveau showrunner. Et malheureusement, ça passe beacoup moins bien qu’avant. Le problème sans doute dû au showrunner. A noter que le double épisode de fin de saison est catastrophique en terme d’incohérences.

Castle

Le pitch de la série ne m’a pas attiré. Puis j’ai vu un épisode. Puis un deuxième, puis les trois saisons à la suite. Ce sont les petits détails qui font tout le charme et toute la force de cette série. Comme Nathan Fillion se déguisant en cowboy de l’espace pour Halloween.

Sherlock

Mini-série en trois épisodes d’une version moderne de Sherlock Holmes. Très bon. Les anglais savent faire des séries, mais trop courtes…

True Blood

Les deux mots à retenir de la troisème saison : « Nazi werewolves ». Les personnages sont cons, y a des scènes de cul tout le temps, c’est de la série trash HBO comme ils savent en faire. Je regarde quand je n’ai plus rien d’autre.

Nikita

Dans la série « les scénaristes américains n’ont plus d’imagination », voici le remake du remake du remake de Nikita. Le premier remake avait donné un film, le deuxième une série. Et bien le troisième est encore une série. Avec Maggie « Je pèse trente kilos toute mouillée » Q dans le rôle titre. Après Peta Wilson, elle passe très mal. Surtout que les scénaristes ont décidé de piquer des bouts de scénario dans d’autres séries pour essayer de la rendre intéressante. Je regarde du coin de l’oeil…

Glee

Après en avoir entendu parler pendant des mois, j’ai décidé de tester Glee lors d’une période d’inactivité professionnelle. Une série à moitié comédie musiciale sur une chorale dans une petite ville américaine avait peu de chances de me plaire. Mais certains personnages valent vraiment le coups. Certains thèmes abordés, sujets à débat aux US, aussi.
Malheureusement, la deuxième saison qui vient de commencer est clairement en dessous de la première. Fini les sujets sensibles. Les personnages intéressants sont au second plan. Le petit côté réaliste qu’il y avait dans la saison un a disparu. Ca chante bien, certes, mais… Ca ne fonctionne plus.

Blue Bloods

Tom Selleck, Donnie Wahlberg, Bridget Moynahan, un casting impressionnant pour une série policière sérieuse. Tom selleck est le commissaire générale de la police de New-York. Son père est un ancien policier. Sa fille est procureur-adjoint. Un de ses fils est détective, le deuxième vient d’être diplômé de l’académie de police. Un troisième fils, lui aussi policier, est mort en service.
Le quotidien de cette famille pas comme les autres, sur fond d’enquête du plus jeune sur la mort de son frère, qui semblait enquêter sur une confrérie particulière de la police.

Lost Girl

Nouvelle série que j’ai découvert vraiment par hasard tellement personne n’en parle. Et pourtant, cette série surfe sur la vague Bit-lit. Elle suit les aventures d’une jeune femme, à la recherche de ses origines, qui découvre qu’elle est une fae succube et un monde underground lié à ce fait. Série qui ne depasse pas les limites mais qui est sympathique.

Hawaii Five-O

Le remake d’une série américaine mythique des années 70. Modernisée, avec au casting un ancien de Lost et une ancienne de Batlestar Galactica. Rien d’exceptionnel, mais on peut noter que le générique reprend le même thème que la série initiale et certains plans aussi.

Spartacus

C’est vendu comme la nouvelle série Rome. Mais c’en est très loin. Effets spéciaux bidons, décors en images de synthèses bidons, acteurs bidons, du cul, du cul, du cul, du sang en effets spéciaux. Une grosse série bidon.

In Plain Sight

Découverte par hasard. Une série sur les US Marshalls chargés du programme de protection des témoins. Centrée sur Marie, qui a une vraie personnalité et une famille de cinglés. Dommage que la saison 3 soit un peu en dessous des précédentes.

Testees

Deux cobayes humaines pour les expérimentations les plus déjantées. Du pur bonheur. Merci Greg.

Carlos

La « série évènement » de Canal+ inspiré de la vie du terroriste Carlos. Plus naze on ne fait pas. Les scénaristes et les réalisateurs de chez Canal+ n’ont aucun talent.