Un homme stressé

Il faut bien me rendre à l’évidence, je suis un homme – et pas un psychopoulpe de la planète ^{~#@^{[ jusqu’à preuve du contraire – un brin stressé.

J’angoise sur plein de trucs. Et quand j’angoisse, je stresse…
Prenons la semaine qui vient de s’écouler. J’ai angoissé pas mal en début de semaine sur mon astreinte. Sur l’attente du bon dieu de coup de fil venant d’Ukraine m’indiquant une grosse merde. Et j’ai angoissé sur ma capacité éventuelle à gérer cette grosse merde. Et donc du coup, j’ai stressé. Et j’ai passé des nuits de merde.
La même semaine dernière, au boulot, a eu lieu une réorganisation. Qui va entraîner une refonte de pas mal de trucs donc des astreintes. Et donc, j’angoisse… Et donc je stresse.

Prenons une autre source d’angoisse, et donc de stress : les relations humaines. Etant extrêmement peu doué dans les relations avec les autres êtres humains, j’angoisse sans fin sur un éventuel faux pas que je pourrais commettre, un commentaire qui pourrait être mal pris, une question qui pourrait franchir je ne sais quelles limites… 

Le boulot, quand il n’est pas une source d’angoisse, est aussi une source de stress prodigieuse… Les projets à mener à bien en des temps records, avec des contraintes techniques qui apparaîssent à chaque tournant… Les architectures dont je récupère une partie de la gestion parce qu’elles sont montées en dépit du bon sens… La gestion des incidents qui n’est pas faite correctement par les premiers niveaux de support… (Manque de formation, incompétence…) Un nouveau chef qui parle pour ne rien dire… Un nouvel emplacement de bureau, dans un open-space, à côté de la salle de pause, au lieu d’un bureau calme…

Stress, stress, stress et stress…

Faudrait que je me trouve une grotte pour moi et le chat… Qu’on soit tranquille… Avec un job pas chiant en télétravail pour que je lui paye ses croquettes…

En parlant de chat et de croquettes, cette connerie griffue est en train de miauler pour me rappeler qu’il faut manger… – Et éventuellement dormir… –