Destination Univers

Force m’est de constater qu’il m’est plus facile de trouver un titre à la con quand je n’aime pas quelque chose que quand j’aime.

Donc, un petit article pour parler de l’anthologie Destination Univers, aux éditions Griffe d’Encre, parue pour et à l’occasion du Festival Zone Franche 2012, dans la belle ville de Bagneux.

Alors, attention, nous parlons ici d’une anthologie de SF, avec des auteurs français. Oui, on peut avoir un petit frisson d’horreur… Surtout quand bon nombre de Grands Pontes et Grands Référents Absolus de la SF en France et dans le Monde ont déclaré que la SF était morte. Vous imaginez ? On aurait alors une anthologie zombie… Mais fort heureusement, ce n’est pas le cas.
Bon, et puis Griffe d’Encre, gage de qualité.

Nous avons donc ici une anthologie composée de huit nouvelles, avec des auteurs confirmés et des auteurs ayant moins de renommée et d’expérience.
– Par contre, petite parenthèse. Qu’on arrête de nous péter les noisettes avec les auteurs « Cocyclics ». Ce que fait Cocyclics, c’est bien. Que cela permette aux éditeurs d’avoir au final des auteurs ayant travaillé un peu plus sur leurs textes et des textes plus aboutis, c’est très bien. Mais après, que l’on nous escagasse les esgourdes à tout bout de champ avec les « auteurs Cocyclics », ça devient lassant. Ce sont des auteurs comme les autres, qui subissent les mêmes traitements que les autres de la part des éditeurs. Et au final, le lecteur doit se foutre totalement de savoir si l’auteur est Cocyclics ou non. Le lecteur ne doit voir que le résultat final, c’est à dire un texte correct, tant du point de vue du français que de l’histoire. Les turpitudes par lequel est passé le texte, on s’en pogne. Et puis à force, on va penser que Cocyclics, c’est une dégénérescence… Ou une maladie vénérienne…
Mais sinon, je le redis, j’aime beaucoup le travail qu’ils font, et l’enthousiasme qui est le leur.
Et puis là, franchement… Griffe d’Encre a l’habitude de nous faire des livres avec des auteurs débutants, toujours de qualité, donc passer un long moment lors de la conférence de présentation de l’anthologie sur leur origine Cocyclics, c’était… –

Je dois dire que j’ai été surpris par ces nouvelles qui, dans la plupart des cas, entrait dans la définition de la SF que j’aime.

Dans le trio de tête, je mettrais, dans le désordre et l’ordre de lecture :
Thomas Geha pour « Les Tiges« . Nouvelle qui m’a convaincu d’acheter son livre situé dans le même univers : La Guerre des Chiffonneurs chez Rivière Blanche.
Anne Fakhouri pour « Sleeping Beauty« . Qui m’a laissé une seule envie : avoir la suite. – Qui n’existe pas… Donc du coup, avec une longue attente, Narcogénèse est passé en tête de PAL, a été dévoré et m’a fait râler parce que j’ai plus d’autre livre de cette auteur…. –
Olivier Gechter pour « Le Gambit de Hunger« .

J’ai trouvé dans ces trois nouvelles l’ambiance que j’aime dans la SF, une ambiance Aventure plus que Prise de Tête Hard-Science.

Viennent ensuite, par ordre de lecture, les nouvelles de :
Anthony Boulanger. (Evaporation et sublimation) Très bien, mais il manque le côté aventure que j’aime.
Célia Deiana. (Le bal des méduses) Lecture malheureusement gâchée par une mauvaise référence – à mon sens – lors de la conférence de présentation. Il a été fait référence à une certaine oeuvre majeure du cinéma SF en parlant de cette nouvelle, référence que j’ai trouvé, après lecture, inappropriée car je n’en ai pas retrouvé l’ambiance.
Aurélie Ligier. (Le marathon des trois lunes) Une bonne nouvelle, mais avec je pense deux petites erreurs de vocabulaire et une fin qui m’a à moitié convaincu.
Olivier Paquet. (Le Khan Mergen) Bonne nouvelle mais qui ne me convainc pas d’acheter le premier tome de la trilogie basé dans le même univers et qui sortira bientôt à l’Atalante.

Et enfin, en queue de peloton, trèèèèèèèèès loin des autres, la nouvelle de Laurent Genefort (Les Dieux Bruyants), très grosse déception.
Déjà, parce qu’une grosse partie de la nouvelle est d’une forme que je déteste. En effet, pour moi, faire un texte basé sur le point de vue d’un E.T., non anthropomorphe, en utilisant des termes inventés toutes les deux phrases, ça ne passe pas…
(En passant, il doit y avoir une coquille à un moment donné avec un truc du genre sages-aux-arwbres.)
Ensuite, le personnage humain est un agent double, mais non, attendez !, un agent triple, mieux encore !, un agent quadruple, bref, un truc tordu.
Quant à la fin de la nouvelle, on a une impression de bâclé terrible…
J’en viens à regretter la présence de cette nouvelle au sommaire de l’anthologie.

 

Au final, nous avons une bonne anthologie, présentant des textes intéressants, qui prouvent que la SF en France n’est pas morte ou limitée à la Hard-Science. Et qu’il y a de très bons auteurs.

 

Destination Univers

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Griffe d’Encre
240 pages, 16€

Achetez-en plein.

Brûlez, hérétiques !

En ce beau jour de la Saint-Valentin, j’aurais voulu enfin réussir à finir mon petit article sur mon utilisation – pouf pouf- des sites de rencontres.
Hélas, hélas… Le boulot, la santé et ma flemmardise ne me permettent pas de le terminer dans les temps.

Quand bien même, cela me permet de lancer un cri de haine.

Un cri de haine envers tous les idiots, trous du cul, fainéants, incompétents et autres branleurs du même acabit qui massacrent notre belle langue française, sous de fallacieux prétextes tels que « C’est juste un SMS », « C’est juste un MP », « C’est juste un mail », « C’est juste un message sur un forum », « C’est juste un commentaire sur un blog »…
Je parle ici des abrutis qui se moquent éperdument de notre langue, pas de ceux qui font des petites erreurs d’inattention ou des petites coquilles.

Premièrement, bande de connards, pour moi, ce genre de comportement lors de la rédaction d’un message est un manque de respect total et absolu de l’interlocuteur que vous avez en face.

Ensuite, vous contribuez ainsi à l’appauvrissement culturel et intellectuel que notre belle société connaît actuellement. De par votre manque d’effort, de par votre lamentable renonciation, vous montrez l’exemple inverse. Vous montrez que le respect de la langue n’est même pas digne d’un effort minimal. Que même cette petite chose ne vaut pas la peine de se battre. Et qu’ainsi, nous pouvons baisser les bras pour tout.

Debout les morts ! Venez pourfendre vos descendants qui cèdent aux sirènes de l’inculture et du facile !

Je ne prétends pas ne pas faire de fautes. Je ne prétends pas ne pas faire de coquilles. Mais j’essaye de me relire le plus possible. Et à chaque fois, j’essaye de corriger mes fautes et de ne pas mourir de honte.
En attendant, veuillez recevoir, bouffons écrivant des commentaires inintelligibles ou envoyant des messages privés bourrés de fautes, la plus profonde expression de mon mépris.

Toute faute dans ce message me vaudra dix coups de fouet.