Shrink log file SQL Server

Désolé, petit pense-bête professionnel.

Petite commande pour réduire la taille d’un logfile SQL Server quand celui-ci et vide et que le shrink passé par l’interface SQL ne fonctionne pas.

USE [VCDB]
BACKUP LOG [VCDB] TO DISK = ‘E:BackupVCDBVCDB.trn’
–First param below is fileno for log file, often 2. Check with sys.database_files
–Second is desired size, in MB.
DBCC SHRINKFILE(2, 2000)
DBCC SQLPERF(LOGSPACE) –Optional
DBCC LOGINFO –Optional

– Remplacer le VCDB par le nom de la base appropriée.
– Remplacer la taille du fichier par la taille adéquate.
– Bien évidement, changer le chemin du backup, et surtout vérifier que suffisament de place est disponible. (Même si le transaction log est vide, on est jamais trop prudent.)

Et Pasteur inventa le vaccin contre la rage

J’avoue ne pas pouvoir trouver de titre plus con.

Je vais vous parler d’un petit livre qui vient de sortir : Rage de dents, le premier tome de la série Maeve Regan de Marika Gallman.
Si dernièrement j’évite la bit’lit pour préférer l’urban fantasy, je me suis laissé tenter après avoir entendu l’auteur dire les mots « Harry Dresden » et « Kate Daniels » – à moins qu’il ne s’agisse de « Jim Butcher » et « Ilona Andrews » – alors qu’il était une heure du mat’ et que j’étais en train de me descendre une pinte de Chouffe à la terrasse d’un pub à Epinal. Tout auteur disant ces mots est digne d’être lu. Et puis l’auteure étant suisse, je voulais voir ce que de la bit’lit européenne pouvait donner.

Quatrième de couverture :
« Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu’une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…« 

Que dire, que dire…
Si ce n’est qu’après la lecture de ce livre, je ne pense pas dans le coeur de cible auquel s’adresse cet ouvrage.
Bon, il faut être honnête, le livre est efficace et respecte les codes de la bit’lit : une héroïne qui poutre, des vampires torse nu qui veulent (cul)buter l’héroïne,  un zeste de scènes de cul et de l’action.
Point positif supplémentaire : la ville dans laquelle se situe l’action n’a pas de nom, ce qui fait que le lecteur peut placer ça un peu partout en fonction de ses références personnelles.
Et ce qui devrait permettre à ce livre de s’exporter sans trop de problème.

Maintenant, ce qui est un point positif d’un côté peut aussi être un point négatif de l’autre.
Personnellement, je trouve l’univers décrit particulièrement… vide. Je ne trouve dans ce livre que très peu d’éléments qui permettent de voir l’Univers dans lequel évolue l’héroïne, de voir la « mythologie » associée à cet univers. Pour moi, un bon livre d’imaginaire – en général – doit soit pouvoir nous proposer un nouvel univers complet, soit nous proposer quelque chose proche du notre, mais avec des ruptures qui titillent notre imaginaire. Là… je ne ressens rien et je ne vois rien. Rien si ce n’est une ville bateau, à mi-chemin entre un truc européen et nord-américain.
L’intrigue est classique. Trop. Pas de réelle surprise. Les personnages aussi. Je m’attendais à autre chose. A une bit’lit européenne. Une voix différente de ce qui vient de nos amis anglo-saxons. Ici, tout rappelle au final un livre qui aura été écrit de l’autre côté de l’Atlantique. Le nom des personnages, très nord-américains. La présence d’un géant des Premières Nations. – a.k.a un amérindien en québécois officiel –
Rien ne démarque réellement ce livre de la tonne d’autres qui sortent. Si ça marche, et que ça permet d’en vendre, tant mieux.
Mais au final, ça me laisse une impression de livre sans réelle âme et très formaté. Reste le ton, intéressant. Et l’héroïne, réellement enragée.
Mais il manque un petit grain de folie supplémentaire dans tout ça. Genre un retournement complet de situation concernant l’un des personnages, qui meurt malheureusement à la fin de ce tome 1.

Bref, un tome 1 honnête. Je lirais peut être le tome 2 étant donné que je suis une grosse bête curieuse. Mais sans amélioration, ce sera la fin.
Mais par contre, si l’auteur se lance dans l’écriture d’autre chose, ça peut être intéressant à regarder.
De la bit’lit pas chère pour les fans du genre qui veulent passer un bon moment.

 

Maeve Regan – Tome 1 : Rage de dents
Marika Gallman 

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Chez Milady
416 pages
7.60 € version papier dans toutes les bonnes librairies
5.99 € version ebook sur tous les bons sites vendant du numérique

Malédiction

Tiens, pendant que j’attends la fin d’une copie de données interminable au boulot, je mets ici un de mes rares crimes contre la littérature, fort heureusement rejeté.
Attention, c’est mauvais. 

Un pas.
Un autre.
Encore un.
Avancer, toujours, encore, sans arrêt, sans répit.
Le désert est sans fin. Les dunes, balayées par le vent, par delà l’horizon. La poussière, tourbillonnante, lui arrache l’épiderme. Mais il n’en a que faire. Sa peau est desséchée, crevassée. Il n’est plus qu’une momie, un cadavre ambulant, sec et cassant. La poussière pénètre dans sa gorge, sa trachée, ses poumons. Mais tout est déjà parcheminé. Et malgré cela, sa soif est attisée. La soif. Depuis le temps, il aurait cru qu’elle aurait disparue. Mais elle est toujours présente. Insistante. A rendre fou. A le rendre fou. Et il l’est devenu. Fou. Sinon, comment peut-il supporter ce qu’il devient ? Un corps errant dans l’immensité sablonneuse. Condamner à redevenir poussière. Condamné à payer.

Il se rappelle.
La mission. Aller dans les différentes communautés qui parsemaient ce désert pourtant réputé sans vie. Passer dans chaque village, campement, rassemblement de tentes, grotte, dans tout ce qui pouvait abriter une vie humaine. Et transmettre le message. Que les choses avaient changées. Qu’un nouvel ordre était au pouvoir. Qu’une fois encore, le désert immuable était revendiqué par un nouveau maître.

Il se rappelle.
L’arrivée dans cette petite oasis. Cette minuscule tâche verte au milieu de l’ocre sans fin du désert. Ces plantes, ces arbres irrigués par ce petit point d’eau. Une promesse de fraîcheur relative, à l’abri de quelques cahutes. Une eau, qui étancherait la soif et apaiserait mieux les gosiers, desséchés et irrités par la poussière, que la mélasse tiédasse et au goût métallique qui restait au fond des gourdes et des bidons.

Il se rappelle.
La petite cinquantaine d’habitants crasseux du lieu. Surpris de l’arrivée de ces quelques soldats, en tenue de combat, trempés, puant la sueur. De ces étrangers donnant l’impression de sortir d’un four, tellement ils semblaient cuits et recuits. Ce qui dans un sens était vrai. Même la meilleure climatisation du monde n’aurait pu calmer les ardeurs du soleil tapant, cognant sur leur véhicule, faisant grimper à l’intérieur la température au-delà du supportable.  Et cette poussière infernale qui s’infiltrait partout, faisant souffrir les équipements comme les hommes. Les forçant à épuiser plus rapidement que prévu leurs réserves.

Il se rappelle.
Lui, le chef de cette petite troupe d’envahisseurs, en train d’annoncer à cette population que désormais les choses allaient changer. Que leurs nouveaux maîtres venaient d’au-delà du désert, d’au-delà des mers. Eux avaient le sourire au bord des lèvres. Ici, au plus profond de ce que cette terre avait de plus aride, ils vivaient tranquillement à l’écart de tout et de tous. Le sort du reste du monde ne les intéressait pas. Nul ne se souvenaient d’eux, si ce n’est quand un nouveau prédateur humain décidait de marquer son territoire, après avoir vaincu son prédécesseur. Alors là, les laquais se remémoraient leur existence, et venaient prêcher la nouvelle bonne parole.

Un pas.
Un autre.
La chute. Le sable glissant, instable, l’a encore trahit. Il descend la dune dans un tourbillon de sable et de membres. Une fois au bas de la pente, il essaye de se relever. Il aimerait tellement pouvoir s’arrêter un instant, mais il ne le peut. Il doit continuer. Ses membres craquent. Son uniforme n’est plus qu’une charpie. Eut-il encore un odorat, il se serait étouffé à l’odeur dégagé par ces quelques lambeaux et par celle de son corps. Aussi sec qu’il puisse être, le cadavre qu’il est pue encore.
Enfin, il se relève et reprend sa route sans fin.

Et il se rappelle.
De ses soldats renouvelant leur réserve auprès du point d’eau, pendant que lui haranguait en vain la petite foule. Ces jeunes conscrits qui jouaient avec l’eau tout en accomplissant leur tâche. Gaspillant l’eau. Quoi de plus normal après tous ces jours passés à cuire dans ce transporteur inconfortable.
De cet indigène qui alla leur demander de faire attention. Qui essayait de convaincre ses troupes que l’eau était une chose bien trop rare, bien trop précieuse pour la sacrifier ainsi sans but. Il tenta de leur faire passer le message par la parole tout d’abord. Puis, devant le mépris et l’indifférence de ses interlocuteurs, il tenta une approche plus physique.

Il se rappelle.
Ce qui fit tout basculer. La détonation. Le silence qui suivit. La surprise sur le visage de la victime. Le bruit de la chute du corps. L’arme encore fumante dans les mains de son subordonné. La foule qui se mit soudain à hurler. Il  rejoignit en toute hâte ses hommes. Leur ordonna de mettre en joue ces gens qui venaient de voir l’un des leurs se faire abattre comme un chien.  De contenir ces êtres qui désormais cherchaient à venger leur mort.
Les cris fusaient. La haine faisait luire les regards de façon malsaine. Et les ordres qu’il donnait, qu’il hurlait, ne pouvait conduire à un apaisement de la situation. La populace devenait de plus en plus menaçante. Des pierres se mirent à voler. Une d’entre elles l’atteignit à la tête. Il fut sonné. Du sang se mit à lui couler devant les yeux. Chaud. Bouillant. Son odeur lui emplit les narines. Il sortit son arme. Visa vaguement. Tira au hasard sur l’une des silhouettes. Ses hommes suivirent son exemple.
En quelques secondes, une dizaine de corps rejoignirent au sol celui de la première victime, abreuvant le sol de leur sang.  La foule se dispersa. Les malheureuses cibles fuirent, se mirent à l’abri, cherchant un refuge contre les balles de ces bouchers étrangers.

Un pas.
Un autre.
Toujours plus loin. Toujours plus difficile.
Il n’est plus qu’un squelette auquel s’accrochent encore quelques lambeaux desséchés. Et quelques tendons. Juste de quoi maintenir les os ensemble. Et le contraindre à continuer.

Il se rappelle.
Une fois la foule dispersée, la clameur des détonations apaisée, les indigènes se terrant dans le trou le plus sombre et le plus profond possible, il ordonna à ses hommes de reprendre le renouvellement de leurs réserves. Une partie d’entre eux demeurant l’arme au poing, prêts à repousser une nouvelle vaine tentative des locaux de venger leurs morts.
Le ravitaillement terminé, il décida de donner une leçon à ceux qui avaient osé le menacer. Ceux qui avaient fait couler son sang. Il fit jeter les cadavres dans le point d’eau, le souillant. Les habitants seraient forcés de quitter cette oasis pour trouver une nouvelle source d’eau potable.
Alors que la tâche macabre s’accomplissait, une vieille femme sortit de son abri. Flétrie. Sèche. La haine dans le regard. Elle lança des paroles terribles. Des paroles porteuses de hantise. Des mots qui glaçaient le sang.  La promesse d’une agonie sans fin. Une malédiction.
Il hésita à l’abattre. A quoi bon. Elle ne survivrait sans doute pas à l’exil qu’il venait de lui imposer. Lui et ses hommes remontèrent dans leur véhicule et quittèrent la petite communauté vouée à l’extinction.

Il se rappelle.
Quand, quelques temps après leur départ, le transporteur tomba en panne. Quand ils découvrirent que leur réserve d’eau s’était évaporée. La panique les envahit.  Ils se disputèrent sur la marche à suivre, sur les causes de ces incidents. Le ton monta. Il décida que seul, ses chances de survie seraient grandement améliorées.
Il les prit tous par surprise. Il n’eu aucune pitié. Froidement, il abattit ses subordonnés. Il récupéra ce qu’il pouvait sur les corps et dans le véhicule et se mit en route vers ce qui devait être la prochaine étape de leur mission. Il se mit en marche, un pas devant l’autre.

Un pas.
Un autre.
Au loin, l’horizon se barre d’un bleu différent. Il s’approche de la mer.

Un pas.
Un autre.
Il s’en approche de plus en plus. Fut-il encore humain, il aurait pu sentir les embruns sur sa peau. Il aurait pu sentir l’odeur de l’iode. Il aurait pu entendre le ressac.

Un pas.
Il chute.  L’un de ses tibias vient de se désagréger. Il tombe petit à petit en poussière. Il n’aura pas la possibilité d’atteindre l’océan. Même dans la mort, l’eau lui est désormais refusée.

 

Journée ordinaire…

La journée de la veille, dernière journée d’un week-end suffisament pourri pour ne pas être reposant, s’étant achevée à une heure du mat’, autant dire quand la radio se déclenche à 6h57 pour la chronique techno de France Info, je ne suis pas frais.
– En passant, cette chronique techno, oscillant en qualité entre de franchement inutile et le médiocrement correct est peut-être l’une des rares dernères choses intéressantes sur cette radio qui ne fait plus de l’information mais du racolage et de la désinformation. –
Quand le réveil commence ses cycles de sonneries toutes les cinq minutes à partir de 07h00, je me dépêche de le faire taire et de grapiller quelques instants de coma de plus.
Au bout d’un moment – entre 15 et 20 min -, malheureusement, le chat et ma conscience me force à me lever. Et à regarder mon téléphone pour voir si les serveurs envoyant leurs rapports à 07h05 ne se sont pas transformés en machines à spam. – Si c’est le cas, je me rue sur mon PC portable professionnel pour me connecter au bureau et résoudre le problème. Même à poil, la tête dans le cul, je me suis rendu compte que j’étais plus rapide que les mecs qui sont censés surveiller les infrastructures… – 
Puis je me traîne dans la salle de bains, je gerbe un coup en me voyant dans le miroir, et j’émerge vers 8h00, frais comme un rat mort, en aillant réfléchit un brain au boulot à faire sous la douche.
S’ensuit une petite heure de télétravail – je peux bosser au calme – tout en regardant les news de la nuit, tant sur les réseaux sociaux que sur un forum en décrépitude totale, en lançant deux / h et trois téléchargements de série pour le week-end, en supprimant quelques comptes de spammeurs sur un autre forum, en embêtant le chat et en attendant 9h00 et la deuxième fournée de rhapports. Une fois ces rapports reçus – et les éventuels problèmes de spam résolus -, il me faut une heure pour arriver au bureau, heure passée dans les transports en commun à lire éventuellement un autre rapport et à lire tout court, soit un bouquin de ma PAL, soit un bouquin pour Boulot II.
Au boulot, j’enchaîne avec joie petites réunions de points sur les projets en cours, pour les nouveaux projets, de gestion des travaux planifiés sur les infrastructures, ce qui me bouffe une à deux heures par jour.
Une petite pause de trente / quarante minutes le midi pour s’empoisoner au restaurant d’entreprise.
Une grosse partie de gestion des incidents du jour, des changements à faire sur les infrastructures clients, les tâches récurrentes, les uestions des collègues, des chefs de projet, dépatouiller les nouveaux contrats reçus pour savoir ce que l’on doit déployer pour les clients – et gueuler contre l’avant-vente parce qu’ils font n’importe quoi –, patcher une application de merde développée par des partenaires incompétents et escrocs.
Avec de temps en temps, une petite pause de cinq minutes pour râler un coup sur un réseau social, en faisant un poil de veille techno en parallèle et en jetant encore un coup d’oeil sur le forum moribon, tout en se retenant d’insulter les responsables. – Qu’on leur dise gentillement ou violement, de toutes les façons, on voit très bien qu’ils s’en cognent. – De temps en temps, un petit achat VO – je suis en grève sur la VF, si ils ne font pas d’efforts sur certains points pour attirer les gogos, je n’en ferais pas pour acheter leur came. – pour augmenter ma PAL.
Entre 19h00 et 20h00, je me décide à rentrer, en profitant encore des transports pour lire un brin.
De retour à la maison, papouillage de chat pendant cinq minutes, lancement de lessive, un peu de sport – je viens enfin de trouver comment lire sur l’iPad pendant –, la bouffe qui chauffe pendant la douche,  lecture pendant la bouffe, glandouillage quelques instants sur le net, suppression de spammeurs, butage de dragons dans Skyrim pour se détendre un peu – ou un peu de Mass Effect 3 en ce moment – et puis… Reprise un peu de boulot pour répondre à deux / trois collègues, faire avancer des projets ou de la doc que j’ai pas pu faire à cause des interruptions constantes au boulot…
Et puis, au bout d’un moment, généralement marqué par la fin d’un épisode de série américaine qui passe en fond à la télé, il est l’heure d’aller mal dormir…

Métro, boulot, dodo. Tout ce que nous ne voulons pas en être réduit lorsque nous sommes jeunes et cons…

 

 

Les prochaines vancances sont loinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn… 

Destination Univers

Force m’est de constater qu’il m’est plus facile de trouver un titre à la con quand je n’aime pas quelque chose que quand j’aime.

Donc, un petit article pour parler de l’anthologie Destination Univers, aux éditions Griffe d’Encre, parue pour et à l’occasion du Festival Zone Franche 2012, dans la belle ville de Bagneux.

Alors, attention, nous parlons ici d’une anthologie de SF, avec des auteurs français. Oui, on peut avoir un petit frisson d’horreur… Surtout quand bon nombre de Grands Pontes et Grands Référents Absolus de la SF en France et dans le Monde ont déclaré que la SF était morte. Vous imaginez ? On aurait alors une anthologie zombie… Mais fort heureusement, ce n’est pas le cas.
Bon, et puis Griffe d’Encre, gage de qualité.

Nous avons donc ici une anthologie composée de huit nouvelles, avec des auteurs confirmés et des auteurs ayant moins de renommée et d’expérience.
– Par contre, petite parenthèse. Qu’on arrête de nous péter les noisettes avec les auteurs « Cocyclics ». Ce que fait Cocyclics, c’est bien. Que cela permette aux éditeurs d’avoir au final des auteurs ayant travaillé un peu plus sur leurs textes et des textes plus aboutis, c’est très bien. Mais après, que l’on nous escagasse les esgourdes à tout bout de champ avec les « auteurs Cocyclics », ça devient lassant. Ce sont des auteurs comme les autres, qui subissent les mêmes traitements que les autres de la part des éditeurs. Et au final, le lecteur doit se foutre totalement de savoir si l’auteur est Cocyclics ou non. Le lecteur ne doit voir que le résultat final, c’est à dire un texte correct, tant du point de vue du français que de l’histoire. Les turpitudes par lequel est passé le texte, on s’en pogne. Et puis à force, on va penser que Cocyclics, c’est une dégénérescence… Ou une maladie vénérienne…
Mais sinon, je le redis, j’aime beaucoup le travail qu’ils font, et l’enthousiasme qui est le leur.
Et puis là, franchement… Griffe d’Encre a l’habitude de nous faire des livres avec des auteurs débutants, toujours de qualité, donc passer un long moment lors de la conférence de présentation de l’anthologie sur leur origine Cocyclics, c’était… –

Je dois dire que j’ai été surpris par ces nouvelles qui, dans la plupart des cas, entrait dans la définition de la SF que j’aime.

Dans le trio de tête, je mettrais, dans le désordre et l’ordre de lecture :
Thomas Geha pour « Les Tiges« . Nouvelle qui m’a convaincu d’acheter son livre situé dans le même univers : La Guerre des Chiffonneurs chez Rivière Blanche.
Anne Fakhouri pour « Sleeping Beauty« . Qui m’a laissé une seule envie : avoir la suite. – Qui n’existe pas… Donc du coup, avec une longue attente, Narcogénèse est passé en tête de PAL, a été dévoré et m’a fait râler parce que j’ai plus d’autre livre de cette auteur…. –
Olivier Gechter pour « Le Gambit de Hunger« .

J’ai trouvé dans ces trois nouvelles l’ambiance que j’aime dans la SF, une ambiance Aventure plus que Prise de Tête Hard-Science.

Viennent ensuite, par ordre de lecture, les nouvelles de :
Anthony Boulanger. (Evaporation et sublimation) Très bien, mais il manque le côté aventure que j’aime.
Célia Deiana. (Le bal des méduses) Lecture malheureusement gâchée par une mauvaise référence – à mon sens – lors de la conférence de présentation. Il a été fait référence à une certaine oeuvre majeure du cinéma SF en parlant de cette nouvelle, référence que j’ai trouvé, après lecture, inappropriée car je n’en ai pas retrouvé l’ambiance.
Aurélie Ligier. (Le marathon des trois lunes) Une bonne nouvelle, mais avec je pense deux petites erreurs de vocabulaire et une fin qui m’a à moitié convaincu.
Olivier Paquet. (Le Khan Mergen) Bonne nouvelle mais qui ne me convainc pas d’acheter le premier tome de la trilogie basé dans le même univers et qui sortira bientôt à l’Atalante.

Et enfin, en queue de peloton, trèèèèèèèèès loin des autres, la nouvelle de Laurent Genefort (Les Dieux Bruyants), très grosse déception.
Déjà, parce qu’une grosse partie de la nouvelle est d’une forme que je déteste. En effet, pour moi, faire un texte basé sur le point de vue d’un E.T., non anthropomorphe, en utilisant des termes inventés toutes les deux phrases, ça ne passe pas…
(En passant, il doit y avoir une coquille à un moment donné avec un truc du genre sages-aux-arwbres.)
Ensuite, le personnage humain est un agent double, mais non, attendez !, un agent triple, mieux encore !, un agent quadruple, bref, un truc tordu.
Quant à la fin de la nouvelle, on a une impression de bâclé terrible…
J’en viens à regretter la présence de cette nouvelle au sommaire de l’anthologie.

 

Au final, nous avons une bonne anthologie, présentant des textes intéressants, qui prouvent que la SF en France n’est pas morte ou limitée à la Hard-Science. Et qu’il y a de très bons auteurs.

 

Destination Univers

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Griffe d’Encre
240 pages, 16€

Achetez-en plein.

Brûlez, hérétiques !

En ce beau jour de la Saint-Valentin, j’aurais voulu enfin réussir à finir mon petit article sur mon utilisation – pouf pouf- des sites de rencontres.
Hélas, hélas… Le boulot, la santé et ma flemmardise ne me permettent pas de le terminer dans les temps.

Quand bien même, cela me permet de lancer un cri de haine.

Un cri de haine envers tous les idiots, trous du cul, fainéants, incompétents et autres branleurs du même acabit qui massacrent notre belle langue française, sous de fallacieux prétextes tels que « C’est juste un SMS », « C’est juste un MP », « C’est juste un mail », « C’est juste un message sur un forum », « C’est juste un commentaire sur un blog »…
Je parle ici des abrutis qui se moquent éperdument de notre langue, pas de ceux qui font des petites erreurs d’inattention ou des petites coquilles.

Premièrement, bande de connards, pour moi, ce genre de comportement lors de la rédaction d’un message est un manque de respect total et absolu de l’interlocuteur que vous avez en face.

Ensuite, vous contribuez ainsi à l’appauvrissement culturel et intellectuel que notre belle société connaît actuellement. De par votre manque d’effort, de par votre lamentable renonciation, vous montrez l’exemple inverse. Vous montrez que le respect de la langue n’est même pas digne d’un effort minimal. Que même cette petite chose ne vaut pas la peine de se battre. Et qu’ainsi, nous pouvons baisser les bras pour tout.

Debout les morts ! Venez pourfendre vos descendants qui cèdent aux sirènes de l’inculture et du facile !

Je ne prétends pas ne pas faire de fautes. Je ne prétends pas ne pas faire de coquilles. Mais j’essaye de me relire le plus possible. Et à chaque fois, j’essaye de corriger mes fautes et de ne pas mourir de honte.
En attendant, veuillez recevoir, bouffons écrivant des commentaires inintelligibles ou envoyant des messages privés bourrés de fautes, la plus profonde expression de mon mépris.

Toute faute dans ce message me vaudra dix coups de fouet.

Gloucorp

Une minuscule partie de ce blog va déménager.

La partie Virtualisation va être hébergée désormais ailleurs. Déjà, parce que la Virtualisation, c’est mon boulot et que je ne veux pas mélanger mon boulot avec le reste des conneries que je peux dire ici.
Ensuite, pour avoir un template un rien plus pro. Et pour avoir le droit de mettre deux / trois images sans que l’on me retire une certification tout juste obtenue.

Et pour avoir un truc un peu plus convivial, un rien moins buggé, où je pourrais agir plus directement sur le spam et que je gérerais moi-même, ne pouvant m’en prendre qu’à moi-même si ça part en vrille et si ce n’est jamais mis à jour.

Donc, la partie virtualisation part là : Gloucorp Virtualization Blog, just another worthless blog about virtualization.

Prix à la con 2012

Voici venu le temps de la quatrième édition des prix littéraires les plus inutiles et insignifiants : les prix à la Con.

Rappelons que ce ne sont pas les œuvres qui sont « connes », ce sont ces prix.
Ce prix n’apporte rien, que dalle, nib aux lauréats, même pas le droit de se faire payer le resto. (Quoi que…)

Pour l’édition 2012 des Prix à la Con, le règlement est le suivant :
Les œuvres nominées pour ce prix doivent :
–    avoir été lues par le jury en 2011.
Chose incroyable, le jury ayant pensé à noter tous les ouvrages lus durant cette période, nous pouvons donc dire qu’il y a entre 76 et 81 ouvrages rentrants dans cette catégorie. Liste disponible sur demande.

La composition du jury est secrète. Les modalités de sélection pour la shortlist sont secrètes.
Les votes sont secrets et doivent avoir été effectués en écoutant les Choeurs de l’Armée Rouge. – Et plus exactement Kalinka avec comme soliste Evgueni Poliaev –

Les catégories, les nominés et les lauréats (en italique – et tous désignés à l’unanimité, chose incroyable) sont :

Grand Prix Spécial toutes catégories confondues parce que de toutes façons on ne sait pas dans laquelle le mettre et puis depuis le temps que l’on attendait ce livre qui est un vrai chef d’oeuvre :
Rêves de gloire de Roland C. Wagner (L’Atalante)

Si l’on excepte l’hérésie absolue qui est l’un des points de départ de l’histoire – On ne tue pas le Général ! Le Général est éternel ! Vive le Général ! Vive De Gaulle ! Vive la France ! – , il n’y a quasiment aucun défaut dans cet ouvrage.

Meilleur roman de Fantasy en langue française :
Mordre le bouclier de Justine Niogret (Mnémos) 

Le jury a beau eu chercher, point d’autres ouvrages de Fnatasy écrits par un(e) français(e) dans la liste. Quant bien même, Justine aurait gagné sans difficulté avec encore une fois un ouvrage exceptionnel.

Meilleur roman / recueil de nouvelles / nouvelle de Science-Fiction en langue française :
Harmoniques célestes de Jean-Claude Dunyach (L’Atalante)

Nul besoin de précisions.

Meilleur roman de Fantasy étranger lu en français :
Les chants de la Terre d’Elspeth Cooper (Bragelonne)
Nuits au fer rouge de Glen Cook (L’Atalante)
La maitresse de l’hiver de Gilles Carwyn et Todd Fahnestock (Bragelonne)

Elspeth Cooper nous fournit ici le coup de coeur Fantasy de l’année.

Meilleur roman de Science-Fiction étranger lu en français :
Nano de Peter F. Hamilton (Milady)

Meilleur roman d’Urban Fantasy (La Bit’lit est comprise dans cette catégorie) étranger lu en français :
Et pour quelques démons de plus de Kim Harrison (Milady ou Bragelonne ou Milady ou… on s’y retrouve plus…)
Le grimoire d’argent de Patricia Briggs (Milady)

Meilleur roman de Fantasy étanger lu en VO – a.k.a. Prix Kushiel –  :
Naamah’s Blessing de Jacqueline Carey

Le prix porte bien son nom. Mais l’année prochaine, il risque de changer.

Meilleur roman de Science-Fiction étranger lu en VO :
Fuzzy Nation de John Scalzi
View from the Imperium de Jody Lynn Nye

Plein de SF VO cette année dans la liste, avec des nouveaux auteurs. Mais Scalz reste le meilleur. – Même si il s’agit d’une réécriture. –

Meilleur roman d’Urban Fantasy (La Bit’Lit est comprise dans cette catégorie) étranger lu en VO – a.k.a Prix Dresden Files – :
Ghost Story (Dresden Files 13) de Jim Butcher

Comme prévu. Avec un peu de chance, le prix 2013 sera décerné à Cold Days (Dresden Files 14) de Jim Butcher.

Meilleure novella de SF&F&F en langue française :
Novae d’Elisabeth Ebory (Griffe d’encre)
Eros ou Thanatos de Loïc Henry (Griffe d’encre)
Urbik / Orbik de Lorris Murail (Griffe d’encre)

Prix 2011 décerné en 2009 pour une BD qui devait sortir en 2010 mais qui est en fait sortie en 2011 donc tout compte fait ça sera un prix 2012 :
Les enfants d’Evernight de Andoryss et Yang 

Prix du pire ouvrage :
Les magiciens de Lev Grossman (L’Atalante)

Mauvaise traduction, ouvrage pourri de base… Qui aurait du être battu par un ouvrage de Col Buchanan, mais les tomes 1 et 2 ne sont malheureusement pas éligibles aux prix 2011.