Farlander, mais très très très loin…

Je suis en train de finir Farlander de Col Buchanan.
Ce livre avait fait un petit buzz lors de sa sortie et s’était attiré quelques bonnes critiques. Et pour des raisons XYZ, j’ai eu la possibilité de le lire dernièrement, sans que cela me coûte autre chose qu’un peu de temps.

Et je dois dire que… Heureusement qu’il ne m’a rien coûté.
L’Histoire vite fait :
Le Coeur du Monde est un territoire en guerre. Depuis l’avènement de l’Empire de Mann et de la religion sanglante qui lui sert de support il y a une cinquantaine d’années, tous les territoires se font conquérir les uns après les autres. Depuis dix ans, la ville de Bar-Khos résiste du fait de configuration unique : une île reliée à la terre par un isthme étroit que bloquent des murs impressionnants. Dans cette ville assiégée vit le jeune Nico. Enfin vit… Il est plutôt mal en point car les provisions commencent à manquer et nombres de gens ne peuvent plus se nourrir. Nico se fait alors embarquer dans une tentative de cambriolage qui finira mal et il se retrouvera alors contraint de choisir en subir le courroux – coucou – de la Justice ou de devenir l’apprenti de Ash, vieux Rōshun sur le déclin. Les Rōshuns sont des assassins qui ne tuent que pour venger leurs clients. Et bien évidement, l’une de ces vengeances va devoir s’exercer à l’encontre d’un des personnages les plus puissants de l’Empire de Mann. – power –

Comme vous le voyez, c’est très loin de respirer l’originalité. Les personnages sont classiques, mais sans âmes. L’Empire et sa religion quasiment caricaturaux. Les Rōshuns des purs clichés.

Col Buchanan essaye de se démarquer du reste du troupeau d’auteurs écrivant à peu près sur le même thème avec un univers qu’il souhaiterait sans doute original. Mais au final, qui se révèle complètement bancal. On a ici le plus parfait exemple de ce que donne l’introduction complètement ratée de la poudre à canon dans un univers de fantasy. On a aussi le droit à des dirigeables, sans doute là juste pour que l’auteur puisse nous pondre une scène de bataille aérienne, qui n’est au final qu’une transposition ratée d’une bataille navale.
Je n’ose évoquer la capitale de l’Empire de Mann, Q’os – on dirait du Klingon… – avec ses beffrois en béton – si si, en béton… – sa pollution industrielle – heu… mais ils produisent quoi pour avoir une telle pollution ??? – et son casino en face du grand temple siège du pouvoir. – j’en ai pleuré tellement c’est ridicule… – 

Personnellement, je n’aurais eu à lire ce livre jusqu’au bout, je l’aurais abandonné lamentablement en chemin. C’est l’un de ces livres qui, une fois par an environ, me paraissent tellement mauvais que je ne les finis pas.

J’ai pu lire ici ou là que l’on comparait Col Buchanan à Scott Lynch ou David Gemmell. Grossière erreur. Ces deux auteurs ont un vrai talent, savent contruire des mondes originaux et cohérents, savent construire et mener une intrigue, savent raconter une histoire. Col Buchanan ne sait rien faire de cela. Certes, c’est un premier livre, mais l’on est trèèèèèèèèèèèès loin, pour moi, du niveau requis ne serait -ce que pour avoir un livre “moyen”.

Si jamais vous voulez lire cette purge, sachez qu’il est aujourd’hui en promotion sur Amazon.co.uk, avec un rabais de 46%.
Ou alors, vous attendez la version française, qui devrait sortir en 2011, et qui, à mon sens, sera LE bide Fantasy de 2011.

 

Farlander de Col Buchanan
 384 pages
Tor
Malheureusement bientôt en France.

 

 

Une réflexion au sujet de « Farlander, mais très très très loin… »

  1. Je l’ai fini aujourd’hui et je suis loin d’être aussi méchant à propos du livre. C’est déjà au-dessus du fils de l’ombre de Jon Sprunk (ça c’est pas terrible pour le coup).
    En tout cas, l’ouvrage est loin d’avoir été un bide, puisque l’exemplaire que j’ai lu venait du troisième tirage (en moins d’un an).

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